Communauté de la Pharmacie de Jésus-Christ

Le Christ nous accueille à bras ouverts

Bonjour chers frères et sœurs, lecteurs et visiteurs, toute la rédaction et les membres de la Communauté de la Pharmacie de Jésus-Christ.

 

Après un moment d’absence, nous vous annonçons la réouverture du blog de la Communauté de la Pharmacie de Jésus-Christ.

L'équipe de la rédaction s’est agrandie.

C’est avec plaisir que nous vous retrouvons pour débuter une nouvelle année liturgique et continuer à cheminer avec Le Christ.

Le Christ nous accueille à bras ouverts chaque jour, pour partager la Bonne Nouvelle de l'Évangile.

 

Bon retour à tous,

La rédaction

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Bonne Année 2017

Chers frères et soeurs, lecteurs et visiteurs,

 

toute la rédaction et les membres de la Communauté de la Pharmacie de Jésus-Christ vous souhaitent une heureuse année 2017.

En priant pour qu'elle soit saine, épanouie et réjouissante pour vos proches et vous mêmes.

 

Nos meilleurs voeux fraternels pour 2017,

 

La rédaction

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Homélie du dimanche 01 Janvier 2017: Temps de Noël

 

« Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme », dit l’apôtre saint Paul. C’est cela que nous fêtons aujourd’hui. Marie est Mère de Dieu. En disant cela, nous reconnaissons que Jésus est vraiment Dieu. Pas un homme devenu Dieu, mais un Dieu qui s’est fait homme. Et nous découvrons ainsi que nous ne sommes pas des êtres trop humains qui essaient de se faire aimer par un Dieu trop abstrait et trop éloigné, mais que nous sommes une humanité que Dieu aime et qu’il veut sortir de la misère, de la violence et du péché.

Or parce qu’elle est notre sœur, de la même humanité que nous, Marie nous permet de ne pas nous désoler ni nous résigner : non seulement Dieu vient en notre humanité pour que notre vie retrouve sa beauté, mais notre humanité se révèle capable de se laisser transformer par Dieu. Car Marie représente notre humanité, et si nous pensions que notre monde était irrémédiablement tombé trop bas, nous croyons à présent que rien n’est trop bas pour Dieu. Rien n’est trop chaotique que Dieu ne puisse relever.

Marie nous permet de ne pas nous résigner puisque Dieu a pris corps en elle, mais allons plus loin : regardons sa façon de faire. Comme si elle nous disait : comment abordez-vous ce qui vous bouscule, autour de vous et en vous ? Comment parlez-vous des beautés, de l’adversité et des espoirs de ce monde ?

Comment accueillons-nous tout cela ?

L’Evangile dit que « Marie retenait tous ces événements et les méditait en son cœur ». Elle se fait attentive à ce qui se passe, à ce qui la déstabilise comme à ce qui l’étonne. Et elle en cherche le sens. C’est sans doute pour cela que nos crèches la représentent souvent ainsi : réceptive, en retrait, à genoux.

Marie a soif de sens…

Il y a les actes de bravoure et les belles initiatives. Mais les violences et les conflits, en tant de coins du monde ? Les dégâts que fait la crise économique qui s’est installée ? La précarité sociale, la solitude de ceux qui sont délaissés, le sens de l’homme que l’on perd en ne respectant plus sa vie ? Que disons-nous de tout cela ? Est-ce que cela ruine notre conscience, et est-ce que cela altère notre confiance faute d’avoir pris du recul ? Faute de m’en être remis à Dieu pour écouter ce qu’il attend que je sois et que je fasse en ce monde-là ? Si à l’Annonciation Marie a reçu la mission de donner naissance au Fils de Dieu, elle continue, ensuite, d’essayer de comprendre ce que cela implique : comment trouver la juste attitude, comment répondre de façon nouvelle et pertinente à tout ce qui se présentera ? « Elle retenait tous ces événements et les méditait en son cœur ». C’est une attitude contemplative : tout sauf matérialiste ou cynique. C’est une attitude essentielle à la fin d’une année 2016 qui fut rude. C’est une attitude essentielle quand commence une nouvelle année.

Marie n’interprète pas à la va-vite ce qu’elle voit. Elle ne reste pas non plus indifférente à ce qui se passe. Elle ne cherche pas des responsables à ce qui va mal pour se rassurer ou pour exorciser sa peur de vivre. Marie réunit en son cœur tout ce qu’elle peut : ce qui la révoltera, ce qui la fera souffrir et ce qui l’émerveillera. Et à partir de tout cela, elle veut faire grandir la paix en elle pour offrir au monde la paix que Dieu lui aura donnée. Or justement aujourd’hui,  nous prolongeons une demande que le pape Paul VI fit en 1967 : que le premier janvier soit « le jour de la paix dans le monde ». Cela commence en nous-mêmes.

Il y a quelques semaines, au Caire, un terroriste semait la mort dans une église copte. Un ami qui est allé prier sur les lieux m’a appris que cela s’est produit juste après le geste de paix. J’ai encore une fois compris que la paix demande combat et espérance sans relâche.

Ne pas baisser les bras pour être artisan de paix !

Ne pas renoncer à une méditation à la fois lucide et bienveillante face aux événements. Rester chercheurs de sens, rester chercheurs de Dieu… Amen

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Homélie du dimanche 11 septembre 2016: 24eme dimanche du temps ordinaire

 

En cette Année de la miséricorde… en cette année où nous célébrons le 17e centenaire de la naissance de saint Martin, que nos frères d’Orient appellent Martin le Miséricordieux, il est heureux que l’Église nous propose cette belle page d’Évangile, une page que nous connaissons bien, mais justement une page à laquelle nous risquons d’être par trop habitués…

« Cet homme fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux. » Cet homme dont nous parle Luc, l’évangéliste de la miséricorde, n’est autre que Jésus lui-même tel qu’il est vu par ses contemporains ! Un homme qui va à la rencontre des exclus, qui guérit les malades, un homme qui, comme le dira Thérèse de Lisieux, n’a pas peur de se mettre à la table des pécheurs… un homme qui, pour reprendre une expression du pape François, n’a pas peur d’aller aux périphéries, un homme qui n’a pas peur de se compromettre avec ceux que l’on évite, ceux que l’on considère trop souvent comme infréquentables.

Un premier élément me frappe : celui de la liberté qui est la nôtre. En effet, si la parabole de ce jour nous parle de deux fils, elle nous parle d’abord d’un père… d’un père qui fait preuve d’une grande liberté par rapport à ses enfants… Il ne cherche pas à retenir son jeune fils qui veut mener sa vie en toute indépendance, il ne discute pas ce que lui demande ce fils. Il lui donne généreusement, en toute gratuité, cette part d’héritage qui n’était nullement un dû… Et ce même père qui laisse partir son fils se tient aux aguets… il espère un retour, il scrute l’horizon… et se met à courir lorsqu’il discerne la silhouette de ce fils tant aimé et tant attendu…

Ce père immobile au début, court à la rencontre son jeune fils, mais sort également à la recherche de son aîné pour l’inviter à prendre part à la fête…

Jésus nous fait comprendre que son Père nous laisse libres, libres de rester avec lui ou de le quitter… il nous laisse libres d’emporter avec nous les richesses de sa création… Mais dès que, de notre part, un retour se dessine, il ne nous comble pas de ses reproches mais de son amour… Dieu nous veut libres…

Le second élément que je voudrais souligner, c’est celui de la gratuité du don de Dieu. Le Père donne gratuitement, non seulement il ne refuse pas à ce fils des biens auxquels il n’avait pas droit, mais il le comble à nouveau et lui rend toute sa dignité… Le retour du fils n’est pas dû à des sentiments particulièrement nobles, c’est la faim et non l’amour qui motive son retour… la bonté prodigue du père est sans commune mesure avec la motivation de son fils… Le père est à l’image de Dieu, de Dieu qui aime, de Dieu qui aime gratuitement, de Dieu qui aime largement… qui n’attend qu’un signe de retour de notre part pour nous combler gratuitement de son amour.

En troisième lieu je voudrais regarder la figure du fils aîné : certes ce fils aîné n’a pas démérité, il est resté auprès de son père et il a continué de travailler à la bonne gestion du reste des biens de son père… Un fils sans histoires, un bon fils en quelque sorte ; mais les choses se gâtent lorsqu’il entend la fête donnée en l’honneur de retour de son frère… de celui qu’il appelle « ton fils que voilà »… des mots qui en disent long… « Ton frère que voilà » répondra le père, rétablissant par-là les liens de fraternité que le fils semble ne pas vouloir reconnaître.

Frères et sœurs, à la lumière de cette page d’Évangile, nous voyons que dans toute vie il y a une expérience fondatrice qu’il nous faut faire : celle du pardon reçu. Il est difficile d’être miséricordieux si nous n’avons pas nous-mêmes fait l’expérience de la miséricorde… rappelons-nous l’affirmation de Jésus : il aimera davantage celui à qui on aura remis davantage… la conversion vraie, le pardon demandé et reçu, nous aident à devenir à notre tour miséricordieux… c’est là une expérience spirituelle fondamentale. Dans notre chemin de conversion, Martin est un témoin sûr, lui dont le geste de partage demeure un signe fort au-delà des temps… un signe fort sur tous les continents. Accueillons la miséricorde dans nos vies, alors nous pourrons à notre tour devenir des signes de la miséricorde… là où nous vivons

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